17/03/2010

de Stéphanie à Tatian - 25 décembre 09

Tatian,

Mon cher Tatian, non, je ne t'ai pas oublié.

J'ai mis beaucoup de temps à te répondre, pardon ; ce temps est à la hauteur de la surprise que m'a fait l'arrivée de ta lettre.

Non, je ne t'ai pas oublié, mais que de temps passé.

Regarde, pour l'occasion j'ai ressorti la vieille machine à écrire des années 40 que, dans mes rêves de seize ans, j'avais entrepris de trimbaler jusqu'au camping.
Elle doit bien faire 15 kilos et même si nous avions la voiture, mes parents n'avaient pas appréciés.

Te souviens-tu ? Je voulais être écrivaine, faire de grands romans et le tour du monde…

Je suis ravie que tu sois devenu poête. De mon côté, l'écriture n'a guère dépassé le transport de la machine à écrire.
Par contre, je n'apprécie guère que tes cruches de comptoir te fassent penser à moi.

Les marais salans, la forêt, la plage immense, la mer et toi ; il y avait effectivement du rêve dans mes yeux et de l'imaginaire à partager.

Haha, "mon spéculoos", je me souviens. Et tu m'ennuyais à me voir rousse mais je crois que le temps m'a donné raison, je suis moins rousse que jamais :)

En tant que poête, tu as dû nourrir et développer ton univers.
Raconte-le moi.

Ici, à Fontaine, je retrouve cette immensité dont j'aimais me nourrir.
Même si l'ambiance n'est pas trop aux vacances, entre les avions nocturnes et la lente disparition du quartier et la dégradation des lieux.
Il y a quand même, malgré tout, ou grâce à ça, cet appel intérieur à investir le monde.

Avec des craintes aussi, comme à 16 ans…

Bisous sur la joue, et je m'enfuis.

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